Sel de Guérande : saupoudrer une touche de finesse bretonne

Food Sel de Guérande : saupoudrer une touche de finesse bretonne crédit photo - © Alexandre Lamoureux

Il est celui sans qui nos plats seraient fades et sans intérêt. Mais surtout, il est celui sans qui le beurre salé deviendrait cette chose douteuse qu’est le beurre doux… Vous l’avez deviné, il est aujourd’hui question de sel. Et comme il y a toujours un grain de Bretagne dans nos articles, c’est le sel de Guérande qui a piqué notre intérêt.

Pourquoi le sel de Guérande est si connu ?

Guérande : la ville des marais salants

Il s’agit tout d’abord de s’intéresser à celle qui fait le produit, la ville de Guérande. Située sur la côte, en Loire-Atlantique et à une vingtaine de kilomètres de la frontière administrative bretonne, c’est une petite ville célèbre pour ses marais salants. Ils s’étendent sur près de 2000 hectares, sur les communes de Guérande mais aussi de Batz-sur-Mer, Le Croisic et La Turballe. Les marais salants de Guérande sont un site naturel exceptionnel qui semble hors du temps. On y voit les Hommes et la nature qui sont en harmonie pour produire un sel renommé dans le monde et apprécié des plus grands gastronomes.

Outre son sel, la ville elle-même est réputée pour son patrimoine médiéval bien préservé, avec ses remparts, ses ruelles pavées et ses maisons à colombages.

Un sel artisanal de qualité supérieure

Le sel de Guérande est un sel artisanal, récolté à la main selon des méthodes traditionnelles qui remontent à des siècles. Les marais salants de Guérande sont alimentés par l’eau de mer qui est acheminée par un réseau complexe de canaux et d’étiers. L’eau salée est ensuite répartie dans des bassins peu profonds. Là, le soleil et le vent travaillent en tandem pour évaporer l’eau et laisser le sel se former naturellement. C’est donc une production 100% naturelle et qui varie au gré de la météo.

Les paludiers, les hommes et les femmes qui récoltent le sel, utilisent des outils spécifiques. Vous avez sûrement l’image de ces sortes râteau en bois : il s’agit de “las”, cela sert à récolter le gros sel. En effet, la récolte à la main permet de préserver la pureté et la qualité du sel de Guérande. Cette étape lente et minutieuse permet en effet de préserver les minéraux et les oligo-éléments présents dans l’eau de mer, ce qui confère au sel de Guérande sa richesse en saveurs, sa texture et sa couleur. Chaque année, pas moins de 10 000 tonnes de sel sont produites.

Sel de Guérande : symbole de la Bretagne

Le sel de Guérande est également un véritable symbole de la Bretagne. Il est considéré comme un produit du terroir breton, représentant la passion et le savoir-faire des paludiers. Il témoigne aussi de la relation étroite entre les Hommes et la nature dans la région. Surtout qui dit Bretagne dit beurre salé, et dit alors sel de Guérande. À tartiner ou dans les recettes de gâteau et de kouign-amann, on retrouve du sel de Guérande un peu partout. C’est un produit qui en plus d’être de qualité est local, qui dit mieux ?

La différence entre sel et fleur de sel de Guérande

Le sel de Guérande se décline en deux principales catégories : le sel de et la fleur de sel. La fleur de sel est récoltée à la surface des bassins. Elle forme une fine couche de cristaux qui sont soigneusement récoltés à la main avant de tomber au fond du bassin. Elle est considérée comme la crème de la crème du sel de Guérande, avec une texture délicate et une saveur subtile. La fleur de sel est idéale pour saupoudrer les plats juste avant de servir. Elle a une couleur parfois légèrement rosée.

Le sel, quant à lui, est récolté au fond des bassins, après que l’eau de mer se soit évaporée. Il est ensuite récolté et séché pour obtenir des cristaux de sel plus gros que la fleur de sel, mais tout aussi savoureux. Il est un peu moins raffiné que la fleur de sel et est utilisé en cuisine plutôt pendant la cuisson. Le sel a une couleur tirant davantage vers le gris.

Les utilisations du sel de Guérande : le sucré, le salé et la beauté

Le sel de Guérande en cuisine

Le sel de Guérande est polyvalent et peut être utilisé dans une grande variété de plats sucrés et salés. Comme évoqué précédemment, il est utilisé pour réaliser le fameux beurre demi-sel ou beurre salé.

Pour la cuisson des pâtes, des légumes ou des viandes, le sel de Guérande convient parfaitement. Sa saveur subtile rehausse les arômes des aliments sans les masquer, permettant ainsi de sublimer les ingrédients tout en apportant une note salée équilibrée. Il sert aussi à la préparation de la fameuse pâte à crêpe de blé noir. Avant de servir, la fleur de sel saupoudrée avec parcimonie vient parfaire la viande ou le poisson.

Le sel du Guérande est également un des ingrédients phares des préparations pâtissières et desserts bretons. Dans des pâtes à biscuit et à gâteau ou encore des tablettes de chocolat, il vient apporter une petite note surprenante et complexe pour équilibrer les saveurs sucrées. Il est aussi la star du caramel au beurre salé : pour tartiner crêpes, tartines, ou le manger à la cuillère !

Le sel de Guérande dans les cosmétiques

Enfin, le sel de Guérande est par ailleurs utilisé dans les cosmétiques. Rempli d’iode et de minéraux, il est plein de bienfaits pour la peau. Nettoyants, exfoliants ou encore des crèmes : les bienfaits du sel de Guérande se retrouvent dans différents produits. D’autres sont fabriqués à partir des argiles, algues et salicorne qui se trouvent dans les marais salants de Guérande.

Vous aussi vous ne jurez que par le sel de Guérande dans vos placards ? Si ce n’est pas encore le cas, testez-le ! Vous pouvez même vous rendre à Guérande pour observer les marais salants de vos propres yeux. Maintenant, on continue la découverte de spécialités du terroir avec les délicieuses Niniches de Quiberon.

Originaire de St-Brieuc, je suis très attachée à la région Bretagne ! C'est pourquoi je suis aujourd'hui la social media manager de Port d'Attache. Enthousiaste et passionnée, je suis bien décidée à mettre du vent dans les voiles et garder le cap pour montrer les richesses de notre belle région !⛵️
128 articles
Rennes
Lire les articles de Claire Desrues